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Par Romain Goetz — 7 septembre 2015

la Bibliothèque de l’irrationnel : l’Espace intérieur — Des anciennes sectes aux nouveaux groupes

La Bibliothèque de l’irrationnel est une collection dirigée par Louis Pauwels, publiées aux éditions Celt et mise en page par Jean Garcia.

Cet ouvrage en particulier est « L’Espace intérieur : Des anciennes sectes aux nouveaux groupes » par Jean-Marie Schiff, publié en 1977.

Louis Pauwels, directeur de la collection, est un journaliste et écrivain français né en 1920 et mort en 1997. Auteur de nombreux ouvrages, dont « Amour monstre » 1 : cité par Gainsbourg dans « initials BB » (vidéo ici), sa vie reste surtout marquée par ses directions de nombreuses collections et notamment du Figaro magazine. (plus d’info ici).

En 1954, il rencontre Jacques Bergier (1912 – 1978) ingénieur, chimiste, espion, journaliste et écrivain, il  était également officier de la France combattante, chevalier de la Légion d’Honneur, avec croix de guerre et palme, ainsi que résistant lors de la seconde guerre, capitaine de la DGER et directeur de la branche française du CIOS. Il aurait même donnée l’idée du personnage de James Bond à Ian Fleming (enfin, à ce qu’il affirme). Les soviétiques lui ont consacré un film « L’homme qui arrêta la foudre » . (Rien que ça.) Mais au delà de sa vie aventurière, il était surtout un grand lecteur, passionné d’étrange et de mystères : ‘Amateur d’insolite et scribe des miracles‘ proclamait sa carte de visite. Ensemble, il écrivent le best-seller « Le matin des magiciens » 2 en 1960.

Sous-titré : introduction au réalisme fantastique,  c’est un corpus fourni de théories sur les mystères du monde moderne : civilisations disparues, alchimie, sociétés secrètes, sciences occultes, religions… Pendant 6 ans, Pauwels rédige et Bergier fourni une masse titanesques de connaissances et références. Fortement influencé par les pensée orientales, notamment hindouiste, le livre séduit nombre de lecteurs et lance un mouvement littéraire, voir une contre-culture : le Réalisme fantastique.

« Ce livre résume cinq années de recherches dans tous les secteurs de la connaissance, aux frontières de la science et de la tradition. […]En cinq années d’études et de réflexions, […] il me semble que nous avons découvert un point de vue nouveau et riche en possibilités. C’est ce que faisaient, à leur manière, les surréalistes voici trente ans. Mais ce n’est pas, comme eux, du côté du sommeil et de l’infra-conscience que nous avons été chercher. C’est à l’autre extrémité, du côté de l’ultra-conscience et de la veille supérieure. Nous avons baptisé l’école à laquelle nous nous sommes mis, le réalisme fantastique. »
— Louis Pauwels et Jacques Bergier — Le matin des magiciens

« On définit généralement le fantastique comme une violation des lois naturelles, comme l’apparition de l’impossible. Pour nous, ce n’est pas cela du tout. Le fantastique est une manifestation des lois naturelles, un effet du contact avec la réalité quand celle-ci est perçue directement et non pas filtrée par le voile du sommeil intellectuel, par les habitudes, les préjugés, les conformismes. »
— Louis Pauwels et Jacques Bergier — Le matin des magiciens

Au sein de cette introduction au « Matin des magiciens » , qui fait office de manifeste pour le Réalisme fantastique, Pauwels et Bergier prônent une autre vision du fantastique, qui se détacherait de sa définition classique ; comme introduite par Tzvetan Todorov dans « Introduction à la littérature fantastique » 3:

« Ainsi se trouve-t-on amené au cœur du fantastique. Dans un monde qui est bien le nôtre, celui que nous connaissons, sans diables, sylphides, ni vampire, se produit un événements qui ne peut s’expliquer par les lois de ce même monde familier. Celui qui perçoit l’événement doit opter pour l’une des deux solutions possibles : ou bien il s’agit d’une illusion des sens, d’un produit de l’imagination et les lois du monde restent alors ce qu’elles sont ; ou bien l’événement à véritablement eu lieu, il est partie intégrante de la réalité, mais alors cette réalité est régie par des lois inconnues de nous. […] Le fantastique occupe le temps de cette incertitude ; dès qu’on choisit l’une ou l’autre réponse, on quitte le fantastique pour entrer dans un genre voisin, l’étrange ou le merveilleux. »

Pour eux, le fantastique n’est que le monde tel que nous le connaissons, mais regardé d’une autre manière, qui mettrait de côté les « lois » irrévocables qu’on y applique. (Principe que nous retrouvons, d’une certaine façon, dans les théories Hippies et New Age). Et ce, en regardant ce qui habituellement délaissé par la science moderne (l’alchimie, l’occulte, la gnose) et en la traitant avec une rigueur scientifique (approximative). Ce genre permet ainsi de parler du réel, de l’Histoire, mais différemment, en l’augmentant,  en la ré-écrivant,  en la fictionnalisant — ou non (exemple, le chapitre sur le Nazisme dans le « Matin des magiciens » ). Mais le lecteur/le spectateur du récit/de la production réelle fantastique reste plongé dans une incertitude. Le doute provient de l’application à des éléments réels des principes ou des explications potentiellement fantasmagoriques. (Les liens entre les civilisations anciennes et les extra-terrestres argumentés de nombreuses « preuves », par exemple.) On s’approche ainsi de la science-fiction (mais ne supposant plus son impossibilité) tout en restant dans le genre fantastique, ou une partie de celui-ci tout du moins. Où le merveilleux n’est plus une monde aux lois qui nous sont inconnues, mais notre propre monde, augmenté ou fictionnalisé. Le point d’intérêt de ce type d’écriture tient à son application en ligne éditoriale et en suite d’ouvrages. En effet, de nombreux textes publiés à l’époque furent innovant et prospectifs quant aux avancées actuelles 4. En mettant de côté la froide rigueur scientifique, ils purent théoriser sur les progrès de l’informatique et de la cybernétique, déployer et incarner « en avance » les progrès qu’ils ne pouvaient jusqu’alors qu’imaginer. On pourrait presque comparer cela au *boom de l’intelligence artificielle aux États-Unis, où les quelques avancées sur la robotique et les programmes sensés avaient plongé la communauté scientifique dans une phase d’ébullition prospective. Ils s’extasièrent sur les capacités possibles des machines à égaler l’intelligence humaine en quelques années, à démarrer la traduction simultanée, à créer des *Learning Machine… Des visions inspirantes qui servent encore aujourd’hui à développer nos technologies. L’idée est que le Réalisme fantastique à donné à rêver et à idéaliser la science, offrant une dimension fantasmée à la recherche, la poussant plus loin que ses résultats factuels.

Contemporain au renouveau de la science-fiction américaine, précurseur du New Age et, en quelque sorte, héritier de la mystique des années 1910-1940 et du surréalisme de Breton, le Réalisme fantastique à fait beaucoup parler, agir et réagir. Scientifiques, écrivains, peintres, mais aussi journaux et revues suivent, adulent, rejettent et débattent sur ce que certains considèrent comme un renouveau de la pensée, et d’autre un retour à l’obscurantisme moyenâgeux. Dans la foulée, Pauwels et Bergier lancent la revue « Planète » 5, qui sera le fer-de-lance du mouvement. Et le succès sera au rendez-vous, en France comme à l’étranger : où des équivalents sortiront au Moyen Orient, en Amérique latine et en Europe du nord. Ils créèrent alors une maison d’édition du même nom, publièrent de nombreux hors-séries et donnèrent des conférences rameutant des milliers de personnes un peu partout en France et outre-Atlantique. La revue s’essouffle avec mai 68, et, malgré une relance, n’y survivra pas. Néanmoins, le goût des deux auteurs pour le surnaturel et l’insolite les poursuivra, et ils créèrent, ensemble ou séparément, de nombreuses collections ou revues parallèles sur ces sujets. La Bibliothèque de l’irrationnel en fait partie.

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Jean-Marie Schiff est un écrivain français, dont l’internet n’a retenu que deux ouvrages, : « L’Âge cosmique aux U.S.A » 6 et « L’Espace intérieur » 7 . Très proche des groupes d’élévation de conscience — il a notamment fait partie du groupe Isozen durant son activité à Paris — ses livres sont des témoignages de ses recherches et expériences.
« L’Espace intérieur » est ainsi une vulgarisation, une explication de ces « anciennes sectes et nouveaux groupes » aux États-Unis comme en Europe, centré sur « l’éveil de la conscience cosmique ». Construit en quatre parties, il nous parle tout d’abord de « l’Effervescence contemporaine » (ainsi, années 60 et 70), ensuite de la « vague psychique aux États-Unis » , puis de « l’Europe et la conscience cosmique » ,  et enfin de « l’élargissement de la conscience » . Le ton du livre assez objectif, même s’il lui arrive de prendre position quant à l’importance de ces vagues d’élévations et sur la réalité des expériences cosmiques. Il distingue ainsi tous ces différents groupes et écoles, parlant de leur histoires, pensées et apprentissages, (allant de l’école Arica, au mouvant Moon,  à la Scientologie, etc… pour les USA). Mais s’attarde sur quelques exemples qu’il jugent plus porteurs. Notamment le cas de The Teacher et de Seth, qui sont des êtres multidimensionnels apportant connaissances et savoir via le biais de médiums. En plus de descriptions sommaires, le livre retranscrit des enregistrements, des leçons et des anecdotes de différents groupes, lui donnant un côté de témoin, voir de guide quant à quelques enseignements.

« L’un des buts de ce livre est de dégager certains jalons permettant éventuellement de mieux se situer par rapport à tous ces groupements. D’autre part, ce livre essaie, autant qu’on puisse le faire par l’écrit, d’apporter quelques éléments de familiarisations avec la pratique des ce qu’on peut appeler les écoles de mutation de conscience qui semblent être les lieux d’accélération possible des changements en cours.
Ces écoles s’efforcent d’éveiller à leur dimension cosmique les êtres qui, intérieurement, en ont perçu l’impérieuse nécessité. Elles se situent donc nettement au-delà des groupes de rencontre à court terme (où les participants sont juxtaposés pour la durée d’un atelier) ou même des simples groupes de méditation (où l’on va routinièrement se relaxer le cerveau en respirant un peu d’encens) dans la mesure où elles constituent des organismes collectifs permanents servant des cadre à un travail d’expansion continue des niveaux de conscience. Leur fonction est de concrétiser le creuser où un être pourra, dans des conditions de contrôle et de résonance, effectuer la transmutation de sa conscience rationnelle-formelle-terrienne en une conscience énergétique-subtile-cosmique. »
— Jean-Marie Schiff — L’espace intérieur

L’aspect guide de l’ouvrage prend forme lorsque l’auteur nous renseigne sur les notions de base de l’élévation, comme le *training autogène, le rêve éveillé, la dynamique mentale, la méditation transcendantale et ainsi de suite. Après un dossier synthèse sur leurs ensembles, détaillant histoires et pratiques, ainsi que sur les groupes qui les portent, il s’étend et détaille un grand nombre d’expériences et de témoignages au travers d’exemples et de documentations. Il insiste également sur la puissance que prennent ces mouvements, sur l’importance de « faire le premier pas » vers l’élévation de l’humanité, pour qu’elle puis entrer dans la nouvelle ère cosmique. Nous y retrouvons des idées et termes portés par la vague New Age, bien que cet ouvrage fut publié légèrement avant que Marilyn Ferguson ne nomme et théorise le mouvement au début des années 80 grâce à son livre « Les Enfants du Verseau » 8

« Nous assistons à la substitution d’un ordre à un autre. Actuellement, tous les jalons intermédiaires entre le vieil ordre et son éventuel successeur sont en place : le passage de l’un à l’autre est parfaitement possible, il a été rodé et, même de plus en plus codifié : sensibilisation écologique, conscience énergétique, conscience planétaire, jonction cosmique et communion spirituelle. L’existence de ce passage ne peut être que temporaire : il s’agit donc de savoir si les éléments essentiels à un nouvel ordre emprunteront le passage à temps, afin qu’une masse de conscience suffisante puisse rééquilibrer la balance énergétique planétaire. »
— Jean-Marie Schiff — L’espace intérieur

S’il ne cherche pas directement à nous convaincre de la « chance à saisir » que nous avons face à « la conjecture énergétique spécifique, des portes cosmiques qui ont été rouvertes à l’usage des consciences terriennes » , il en est intimement convaincu. Son ouvrage ne remet pas en questions les faits rapportés par ces écoles, ce qui lui permet d’éviter de construire des contre-argumentaires ou de douter du bien fondé des propos qu’il engage. Il considère même, comme montré auparavant, qu’il est insensé de se fermer face à l’enseignement que ces écoles peuvent apporter. Son but est plus de les exposer d’une manière assez terre-à-terre, mais sans se vouloir prédicateur. Il insiste cependant sur le sérieux et le travail personnel que demande une telle élévation spirituelle : « Cette technique de prière ne signifie pas que vous pouvez aller dormir en attendant que le Père Noël cosmique vous apporte la réalisation de vos désirs » . Le style, voguant entre manuel et détails encyclopédiques, bien que souvent imagés de comparaisons houleuses et alourdi par un vocabulaire scientifico-mystique, correspond bien au but de l’auteur : transmettre une expérience et la connaissance qu’il en possède. Le tout s’entache cependant d’exemples souvent similaires, mais quasiment invérifiables, d’injonctions trop hâtives et d’une rhétorique de prêche ne laissant place à aucune rigueur ou recul de lecture. C’est-à-dire que ce qu’il décrit, ce dont il parle se doit d’être véritable et que l’importance que cela possède se doit d’être transmis sans qu’on l’on puisse n’y contre-dire quoi que ce soit. Au-delà de ces défauts, ce livre, lu d’un point de vu actuel, se compare assez rapidement à un récit science-fictionnel, mais dont la forme d’écriture s’éloignerait du simple roman. Il serait le livre d’histoire de formes religieuse étouffées, celles d’un autre univers, à la temporalité différente. Où les théories planétaires auraient une influence majeure sur la vie, et où des professeurs / messies apparaîtraient fréquemment pour diffuser leurs aides et paroles altruistes, pour élever les Hommes, apprentis inférieur auxquels il faille apprendre la communion pour atteindre une paix différée. Une vision alternative de notre temps, teintée de *70s et de délires/vérités spatiales, où l’orientalisme se ré-actualise, comblant de nouvelles recherches spirituelles, causée par l’effondrement des anciennes croyances et par la peur des brutalités du monde.

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Mais intéressons-nous à présent au livre en lui-même et à celui qui l’a mis en page. Internet ne possède que peu d’information sur Jean Garcia, graphiste et typographe, contemporain de Maximilien Vox (oui, la classification Vox) et de Jean Giono (quelques infos partielles mais intéressantes ici et ici). Il est surtout connu pour avoir participé à la création des Rencontres internationales de Lure avec Maximilien Vox, Jean Giono, Lucien Jacques et Robert Ranc.

Maximilien Vox, frère de Théodore Monod, raconte sa découverte de Lurs alors que le village, sans eau courante, est presque abandonné. Enthousiaste dans l’instant, il aurait troqué l’âne et la carriole qui les avait conduits au village contre l’une des maisons les moins en ruine pour l’offrir à son épouse.
En faisant étape chez Blaise Cendrars, il y revient en 1952 avec Jean Giono, et Jean Garcia, typographe, enseignant, acteur, qu’il décrit comme un gitan doué pour toutes les formes d’expression.
—Christian Bessigneul —  De Lure à Lurs — La Lettre de l’Académie des Beaux-Arts

Par rapport au livre, il est assez volumineux ; au format 165 x 220mm, avec 255 pages et un papier plutôt épais, il est relié « à la française ». La couverture est recouverte d’un plastique strié produisant divers moirages. Il n’y est imprimé, assez sobrement, que le symbole de l’infini en doré. Tout comme sur le dos où il est reproduit huit fois avec le titre de l’ouvrage. 
Les gardes sont composée d’un papier noir et donnent sur la première page du livre : un texte manifeste présentant l’esprit de la collection.

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Concernant la mise en page, elle alterne entre des prises de positions assez contemporaines pour les couvertures, titrages, têtes de chapitre et fins de sections, jouant autant avec la typographie qu’avec des illustrations venant l’augmenter de signes ésotériques ; et une disposition du texte relativement classique. Mais uniquement relative, le système d’annotations à carreaux, l’utilisation de filets et tirets, l’encadrement de certains textes ainsi que la pagination et les chapitrages viennent dynamiser une grille plutôt stricte.

Le texte de labeur est composé grâce à une police à empattement (une réale, pour reprendre la classification de Vox), les titres courants à l’aide d’une linéale en italique et les sous-titres en tête de page, ainsi que la pagination, avec la même police, en gras.

Les illustrations qui accompagnent les titrages semblent avoir été faites à la main en couleur, puis imprimées en noir et blanc, tout comme les couvertures et le grand titre.

D’autres parties du livres, bien plus systématiques et ordonnées apportent une rigueur assez contemporaine. Notamment le sommaire, quelques tableaux et schémas d’explications. De plus, des fiches sont placées dans certaines parties, ou la taille du corps de textes et le fond et coloré d’un gris léger. Les illustrations sont disposée en pages pleines, et ne viennent pas interférer avec le texte.

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L’ensemble produit un ouvrage aux allures d’essais ou de livre documenté. Mais les nombreux éléments structurels et décoratifs décrits plus haut le teinte de mysticisme, l’ancrant bien dans la mouvance New Age de laquelle il se revendique. Sans ces éléments bien pensés, le livre n’aurait paru qu’anodin et son intérêt aurait été moindre en dehors de la littérature spécialisée. Mais sa couverture alliée à son aspect imposant — avec sa reliure à la française, les illustrations de Jean Garcia et l’iconographie (ici réunie par Myriam Sicouri-Roos) nous plongent au premier coup d’œil dans cet univers de transes cosmiques et d’élévations spirituelles. Sans être l’étalon de la culture visuelle New Age, le graphisme du livre est suffisant pour intriguer, pour donner envie au néophyte de se plonger dans son contenu et pour satisfaire le connaisseur. Il n’en abuse pas et cette sobriété relative est sa force. Les quelques illustrations, parfois images stellaires, parfois schémas et sinon visions psychédéliques ne prennent pas le pas sur le contenu en ne s’incrustant qu’en tête des chapitres, les arabesques et symboles de l’infini accompagnent le texte en marges ou en cadres. L’ensemble est cohérent (huit symboles de l’infini sur le dos, par exemple), bien qu’un peu strict dans sa mise en place. Le principe de collection doit y être pour quelque chose. Ces éléments accompagnant chapitres et paragraphes doivent se retrouver dans tous les livres de la collection, marquant leur appartenance à ce choix éditorial.

Lui donnant un aspect « sérieux ». En effet, une déferlante d’éléments visuels mystiques aurait tiré vers le bas le crédit qu’un lecteur aurait apporté à l’ouvrage. Alors qu’en conservant une mise en page classique alliées à des éléments structurels (schémas, tableaux) digne d’une encyclopédie, le livre reste à flot dans sa volonté de « transmettre » un savoir. Créant une tension plus qu’intéressante et bien justifiée au sein du Réalisme fantastique évoqué plus haut. Alliant rigueur graphique et illustrations fantasques tout comme pouvait se mélanger sciences et fantastique, donnant un ouvrage plus qu’intéressant à observer.


Sources :

Ensemble des couvertures de la revue Planète ici.

• Grégory Gutierez — Le discours du réalisme fantastique : la revue Planète — Université Sorbonne – Paris IV — 1998

• Jean-noël Lafargue — La revue Planète et la cybernétique – bilan — Le dernier des blogs — 2010

• Anne Boulay — Louis Pauwels : Figaro-ci, dérapages-là. Le fondateur du « Figaro Magazine » est mort hier à 76 ans — Libération —1997

• Claude Thomas — Jacques Bergier… n’était pas une légende — 2007 — www.claudethomas.net

• Tzevtan Todorov — Introduction à la littérature fantastique — Points – Essais — Édition du seuil 1970

Planète – Revue — Wikipédia

Le Matin des magiciens — Wikipédia

Jacques Bergier — Wikipédia

Louis Pauwels — Wikipédia

Réalisme fantastique — Wikipédia

Les cahiers du réalisme fantastique

  1. Louis Pauwels — Amour monstre — Editions du Seuil —1954
  2. Louis Pauwels et Jacques Bergier — Le matin des magiciens — Librairie Gallimard — Paris (1960)
  3. Tzevtan Todorov — Introduction à la littérature fantastique — Points – Essais — Édition du seuil 1970
  4. « Un succès incontestable de cette revue est d’avoir révélé au très grand public des auteurs comme Jorge Luis Borges, Robert Sheckley, Fredric Brown, Daniel Keyes, Howard Phillips Lovecraft alors que le premier n’était connu que dans un cercle de passionnés de littérature et que les suivants ne l’étaient que des habitués des magazines de science-fiction ou de fantastique. » — Wikipédia
  5. Éditée entre 1961 et 1971, 170x170mm ~150p bimestriel.
  6. Jean-Marie Schiff — L’Âge cosmique aux U.S.A — Albain Michel — 1981
  7. Jean-Marie Schiff — L’Espace intérieur : Des anciennes sectes aux nouveaux groupes — Celt — Bibliothèque de l’irrationnel — 1977
  8. Marilyn Ferguson — Les Enfants du Verseau. Pour un nouveau paradigme Paris — Calmann-Lévy — .